oct
La notion de « violation de domicile »
Interrogée sur la notion de violation de domicile, et en particulier le point de savoir s’il faut qu’il y ait un domicile ou si le délit est également caractérisé par le fait d’entrer sur une parcelle non construite dès lors que celle-ci est enclose. Madame Michèle Alliot-Maire, ministre de la justice, a rappelé que l’introduction ou le maintien dans le domicile d’autrui à l’aide de manoeuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, hors cas prévus par la loi, est puni par l’article 226-4 du Code pénal d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
Le Code pénal ne donne pas de définition de la notion de domicile, aussi convient-il de se référer à la jurisprudence pour en déterminer les contours. La Cour de cassation considère tout naturellement que constitue un domicile tout local d’habitation quel qu’en soit le genre. Elle inclut également dans cette notion, bien qu’ils ne soient pas des lieux où il est possible de vivre, les dépendances d’un local habitable. Néanmoins la dépendance doit être une annexe du domicile se trouvant à proximité de celui-ci. Dès lors, un terrain nu et clos ne dépendant pas directement d’une maison ne saurait constituer un domicile au sens de l’article 226-4 du Code pénal.
Source : Droit Pénal – Revue mensuelle lexinexis jurisclasseur – octobre 2009


14 commentaires pour “La notion de « violation de domicile »”